"Je croyais aux miracles, mais il y a des limites."

7h15, le réveil sonne. Je suis fatiguée, je dormirais bien encore un peu, mais aujourd'hui c'est lundi, mon lundi. Aller debout et file dans la douche ou tu vas devoir encore courir pour pas louper ton bus !! Musique à fond et douche brulante alors je m'éternise, et puis Tryo ... Aller dépêche toi, t'a encore plein de choses a faire avant de partir !! Oula c'est déjà 7h42 !! Vite vite il faut que je m'habille. Ahh ... le soleil est la aujourd'hui, ça va être une bonne journée, je le sens !! Heureuse et prête je pars sur le chemin de l'arrêt de bus : ça va être une belle journée ! J'ai des musiques plein la tête, le chant des oiseaux, je suis seule et je cours pour pas louper mon bus mais je suis heureuse !! Enfin a l'arrêt, et je retrouve quelqu'un que je n'ai pas vu depuis longtemps : ça me fait tellement plaisir que je souris toute seule comme une conne avec un air béat ... Je suis au lycée une heure à l'avance et j'ai pas de devoirs à faire alors je rêvasse en étude, en attendant... quoi ? je ne sais pas. Petit a petit le ciel se couvre et mes idées s'obscurcissent ... Je ne suis plus heureuse, pourquoi ? c'est une bonne question, merci de l'avoir posé ... Encore un pressentiment qui me dit que la journée va être longue ... Et c'est pas manqué, congratulations Mathilde, si tu voulais gâché ta journée t'aurais pas pu faire mieux !! Tête baissée, je monte en D, je vais rejoindre ma récompense de la journée, 5 minutes, pas plus, mais ça me suffit. Un sourire et je me sens déjà un peu plus légère. Mais quand j'entre dans ma salle de cours, tout s'effondre, et les mauvaises idées reviennent ... Mais je souffre en silence, ne pouvant m'exprimer sur ce sentiment qui me ronge. J'essaie de le maitriser mais il est plus fort que moi et parce que ce serait contre la déontologie, je ne peux en parler qu'aux personnes non concernées directement, mais dans le secret, mon secret. Un secret qui d'ailleurs devient de plus en plus lourd à porter, car prenant chaque jour un plus d'ampleur ... J'essaie d'être forte, on me dit que je le suis mais je n'arrive pas a m'en persuader ... Pourtant si je suis toujours la, c'est que je me bat, non ? Alors à bout de force, je lutte encore pour atteindre la parcelle illuminée de ma Terre, de mon jardin. Le seul petit endroit où le soleil ose caresser le bout des pétales des fleurs que j'ai bien voulu y faire pousser. Je fais un pas et parfois je recule de trois, mais j'avance tout de même malgré tout ... La vie ne tient qu'a un fil, alors je devrais profiter des éclaircies plutôt que de demander le soleil, mais mieux vaut en demander le plus possible pour avoir le maximum de ce que l'on peut nous donner. Je me suis toujours dis "Quand on veut, on peut." alors j'y arriverais ... j'y laisserai peut être des plumes et j'en ai déjà perdu beaucoup, mais je me battrais jusqu'au bout pour obtenir le moindre rayon qu'on voudra bien me laisser entrevoir. J'ai souvent voulu partir car tout le monde croit que c'est mieux ailleurs, mais enfaite, c'est pareil ... Je me bat pour mon bonheur, mais dans ce monde ne suis-je pas "Plus crédule qu'une adolescente sur la banquette arrière d'une décapotable qui croit dur comme fer qu'on est la pour regarder les étoiles" ? Je crois peut être en ce qui n'existe pas mais je préfère y croire, plutôt que de perdre tout espoir ...

# Posté le lundi 09 mars 2009 15:50

Rappelles-toi, ce n'est pas à toi d'avoir des doutes, c'est aux autres de douter.

Il y a des jours comme ça où le doute s'installe en toi. Tu cherches à le chasser en cherchant quelques moindres arguments... Mais il est là, il reste, s'accroche, te nouant le c½ur et envahissant tout ton corps. Alors tu cherches à t'occuper l'esprit, sinon l'effacer mais l'atténuer. Pourtant, à un moment, tu te trouves confronter à lui, il s'impose à toi, alors cette fois, tu n'as plus le choix...


<< Tout est relatif en toute circonstance de cause >> Voltaire

# Posté le mardi 27 janvier 2009 15:47

Encore un matin, le matin de trop ...

Ce matin là, était un matin comme tous les autres. Pourtant quelque chose été différent et je le sentais.
J'arrivais à la fin de mon sommeil, et j'avais décidé de profiter de ce dimanche matin de vacances. A travers le peu de jour que laissait passer mes volets, j'en déduis qu'il faisait gris, de toute façon , j'avais pas prévu de sortir. J'avais encore en moi les souvenirs de notre petit voyage à Nice en famille, vraiment chouette. C'était le printemps, mais ce jour là, les oiseaux ne chantaient pas ... M'extirpant peu à peu de mon sommeil, je distinguais de mieux en mieux un bruit. J'arrivais à l'identifier : le bruit de ma s½ur qui pleurait. Mon père était en train de lui parler. _Il était arriver quelque chose_. J'entends le son des pas de mon père dans le couloir. Il se dirige surement vers ma mère, mais je n'arrive pas à distinguer ce qu'ils se disent. _Je savais alors que quelque chose m'attendait, mais je ne voulais pas comprendre_ ... Encore allongée, la vision et l'esprit brouillés, j'espère secrètement que tout ça n'est pas réel, qu'à tout moment je vais me réveiller et effacer ce mauvais rêve. Hélas, j'arrive à déchiffrer quelques paroles venant de ma mère.
<< Non tu ne pars pas sans lui avoir dit, tant pis, tu l'a réveille >>
Il n'y a plus de doute, c'est bien de moi qu'ils parlent. Pourquoi parle-t-elle de partir ? Pourquoi doit-il partir ? Il est arrivée quelque chose de grave ? Il y a eu un décès du côté de mon père ? ...
Je me pose un tas de questions mais je ne veux pas me lever, courir leur demander ce qu'il se passe. Je préfère me protéger sous ma couette, feignant de dormir encore, de ne pas savoir ce qu'il se trame sans moi, à tout juste 9 heures du matin.
Alors j'entends des pas dans le sens inverse. Pourvu qu'il ne vienne pas dans ma chambre, non je ne veux pas, je veux pas savoir, je veux rester innocente et naïve. Je vous en supplie, faites qu'il ne vienne pas dans ma chambre.
C'est alors le ventre noué que j'entends qu'on frappe à ma porte ... une espèce de façon polie de rentrer dans la chambre de quelqu'un censé dormir. J'ai la tête face à la fenêtre, je recule du plus que je peux l'instant où on va m'annoncer cette chose que je ne sais pas et que je ne veux pas savoir. Je ne veux pas avoir mal, ni souffrir, pourtant, cela semble la seule issue possible de cette nouvelle. Quelqu'un s'assoit alors sur mon lit et chuchote mon prénom ... Non n'essaies pas, je ne répondrais pas, je dors.
Alors, on essaie de me secouer gentiment, _tout le monde sait que le matin je suis à prendre avec des pincettes_, j'ai horreur qu'on me réveille. Alors, ne pouvant éviter ce qui allait arriver, _ce n'est pas faute pourtant d'avoir essayer de retarder au mieux le choc_, j'entre-ouvre petit à petit mes yeux. J'ai la vision brouillée, pourtant c'est bien mon père qui est là, accroupi à côté de moi, avec son manteau, ses chaussures et ses clés à la main. Qu'est-ce que cela signifie ...?
Gentiment, il attend que je reprenne mes esprits, ou alors me laisse le temps de prendre en compte l'ampleur de la chose. Car oui, pour que mon père me réveille de si bonne heure un dimanche matin, les yeux embués de larmes, c'est que c'est grave ... très grave. J'essaie de ne pas paniquer, ce n'est pas facile car mes émotions semblent reprendre le dessus, mais rien de sert de flancher, il n'a encore rien dit ...
Je l'interroge du regard, alors il prend la parole. Je le laisse s'expliquer sans mot dire. Pour la première fois de ma vie, et je ne rêve pas, ce sont belle et bien des larmes qui s'échappent des yeux de mon père. Il finit son récit, me prend dans ses bras, me dit qu'il m'aime et s'en va...

Assise sur mon lit, ne bougeant plus et ne comprenant rien, j'encaisse le coup. Aucune réaction ni aucun mot ne sort alors de moi, je reste comme paralysée. J'avais raison, il est venu nous annoncé qu'il nous laisse et part ... lâche!

# Posté le mardi 27 janvier 2009 15:41

Mon Jumeau ...

Mon Jumeau ...
Si un jour on m'avait dit ...

Que je le rencontrerai lui ...



... Je ne l'aurais pas cru.

# Posté le lundi 19 janvier 2009 14:23